Avant de t’expliquer dans de prochains articles comment se manifestent 5 des principales blessures de l’âme, mises en avant par Lise Bourbeau, je vais t’expliquer comment elles se créent et surtout pourquoi elles sont là.
Guérir tes blessures de l’âme, c’est une mission de vie universelle, c’est à dire que c’est une mission commune à chaque être humain : nous sommes nés pour apprendre et guérir de nos blessures. Voici comment ça se passe :
Une sur-réaction à une situation ou des situations qui se reproduisent sont très souvent liées à ton enfance
Quand tu réagis, bien malgré toi, à un événement ou à une situation dans ta vie d’adulte, c’est très certainement parce que cet événement, et surtout ce que cela te fait ressentir, résonne avec quelque chose que tu as vécu étant enfant.
D’un point de vue spirituel, nous sommes sur Terre pour vivre des expériences, en tirer des enseignements, et évoluer. Et les blessures font partie de ces expériences. Pourquoi ? Parce que les événements difficiles nous font malheureusement plus évoluer et apprendre que les événements faciles : l’être humain est ainsi fait. Si tu ne crois pas à la spiritualité, tu peux le remplacer par le mot “psychologie” : ça fonctionne aussi 🙂
Regarde dans ta vie les événements qui t’ont fait le plus évoluer : est-ce que ce n’est pas les épreuves les plus compliquées comme les séparations, qui t’ont fait comprendre ce que tu ne voulais plus dans ta vie amoureuse, les maladies, qui t’ont mis un sacré coup de pied aux fesses, fait comprendre à quel point la vie pouvait être courte et qu’il fallait en profiter et être pleinement soi ? Ou encore tes traumas d’enfance, qui font que tu as envie d’être un “meilleur” parent ?
Bien évidemment, les choses positives de notre vie peuvent aussi nous faire évoluer de la bonne façon : un professeur qui croit en nous et nous le dit, nous donnant ainsi suffisamment de confiance pour aller vers de grandes études, un patron devenu mentor, qui nous fait évoluer, un parent qui nous encourage et nous soutient, nous donnant ainsi confiance en la vie.
La vie est faite de ces encouragements, et ça c’est génial, mais aussi de ces blessures, de ces événements difficiles, qui nous demandent de nous transcender pour réussir finalement à en faire quelque chose de positif, à arrêter de reproduire les mêmes schémas.
C’est de cela que nous allons parler ici : comment réussir à prendre notre vie en main en faisant en sorte que nos blessures ne gouvernent plus notre vie ?
La difficulté d’être un enfant
On vient de voir que tes difficultés d’aujourd’hui étaient très probablement liées à des situations arrivées dans ton enfance.
Car l’enfance est une période très importante dans notre vie. C’est le moment où nous sommes le plus vulnérables et où nous sommes en train de nous construire. C’est le moment où nous mettons en place nos premiers réflexes, où nous créons nos premières réactions émotionnelles, où nous construisons nos schémas relationnels avec les autres, où nous construisons notre identité. C’est un moment très important mais pendant lequel nous ne sommes pas armés, car nous dépendons des autres.
Nous construisons notre cadre de référence, notre façon de nous percevoir et de voir le monde avec des outils et un regard qu’on ne peut pas questionner, avec des relations qu’on ne peut pas remettre en question, avec des personnes qui ont une grande influence sur nous.
En tant qu’individu, on se construit grâce à la relation que l’on a avec nos parents (ou nos référents), nos adultes de confiance (nourrice, instituteur, membre de la famille, …), grâce à l’éducation que l’on reçoit, grâce au conditionnement que l’on éponge, grâce à l’environnement extérieur dans lequel on grandit.
Avec nos yeux d’enfant, tout cela apparaît comme des règles figées à suivre. Tout cela apparaît comme étant le monde tout entier.
Rappelle-toi cependant que s’il est compliqué d’être un enfant, il peut être aussi compliqué d’être un parent, car nos parents sont eux aussi des êtres blessés. Et à leur époque, le développement personnel était beaucoup moins développé !
On peut voir la parentalité comme la relation entre deux enfants : l’enfant en construction et l’enfant intérieur de l’adulte, qui n’a pas forcément guéri ses blessures.
Cependant, il faut garder en tête que c’est l’adulte qui est responsable et non l’enfant. En tant qu’enfant, tu n’étais pas responsable. Tu n’étais pas responsable des réactions émotionnelles que ton adulte référent n’arrivait pas à équilibrer, tu n’étais pas responsable des blessures qu’il tentait de fuir, tu n’étais pas responsable de l’environnement dans lequel tu grandissais, tu n’étais pas responsable des actions de tes parents.
Fuir ou faire face à ses blessures ?
Mais si nous ne sommes pas responsables en tant qu’enfant, cela n’empêche que nous sommes des êtres blessés, depuis l’enfance, voire même depuis la conception. Ce sont les blessures qui créent les blocages, ce sont les blessures qui créent les relations toxiques, ce sont les blessures qui nous empêchent de créer notre propre bien-être et notre bonheur.
Une blessure est issue d’un traumatisme. C’est une cicatrice qui s’inscrit en nous. C’est une marque qui s’inscrit dans notre chair, dans nos énergies, dans notre être, dans notre système nerveux.
Je rappelle que ce n’est pas l’expérience vécue qui importe mais bien ce que tu ressens face à cette expérience. Pour la même expérience, le ressenti pourra être très différent d’une personne à l’autre, suivant la blessure qu’elle porte. Un trauma pour une personne n’en saura pas un pour une autre, et vice-versa. Du moment que tu te sens mal face à une situation, alors c’est une blessure.
Cette blessure peut être douloureuse et prendre beaucoup de place. Elle peut aussi nous garder bloquée dans le passé. Elle peut nous faire craindre le futur.
Mais cette cicatrice peut aussi être présente sans qu’elle t’apporte de la douleur. Elle est toujours là car elle vient te rappeler le chemin que tu as parcouru et la belle personne que tu as réussi à laisser se dévoiler, malgré tout ça.
Vouloir à tout prix se libérer de notre passé et de nos expériences est souvent utopique. Car en passant à côté de nos blessures et en essayant de les fuir, on prend le risque de recommencer sans cesse les mêmes choses, en boucle, avec les mêmes conséquences.
De plus, plus on attend pour s’occuper de nos blessures, plus elles s’aggravent. Chaque fois qu’on vit une situation qui vient réveiller et toucher une blessure, nous y ajoutons une autre couche. C’est comme une plaie qui s’agrandit. Plus elle s’aggrave, plus on a peur d’y toucher. Ça devient un cercle vicieux. Cela peut même mener à une forme d’obsession, c’est-à-dire croire que tout le monde est là pour nous faire souffrir. Par exemple, une personne très rigide verra de l’injustice partout et deviendra d’un perfectionnisme excessif. La personne très fuyante, quant à elle, se sentira rejetée par tous et se convaincra que personne ne peut l’aimer.
Le “problème”, c’est que notre ego fait tout ce qu’il peut pour que nous ne voyions pas nos blessures. Parce que nous avons trop peur de revivre la douleur associée à chaque blessure. Or, il n’y a que comme cela qu’on peut la conscientiser et la guérir :
- Faire face à nos blessures plutôt que de les fuir
- Prendre conscience des masques que l’on met pour ne pas voir nos blessures, les enlever et guérir.
Ton pouvoir personnel pour changer ça
Notre enfance a pu nous blesser. Vraiment. Mais notre enfance n’écrit pas le reste de notre vie.
Car oui, si tu n’étais pas responsable de ce que tu as vécu en étant enfant, tu es en partie responsable de ce qu’il t’arrive maintenant que tu es adulte. Et je ne dis absolument pas ça pour te culpabiliser, mais plutôt à l’inverse pour t’encourager et te dire que tu as le pouvoir de faire changer les choses, que rien n’est figé, et qu’une situation négative ou même pourrie n’est jamais définitive !
C’est toi et uniquement toi qui peux trouver la ressource en toi pour faire de tes blessures et de tes épreuves des éléments qui t’aident à changer de vie, à ne plus être “victime” mais actrice de ta vie.
Pour t’aider, je vais dans les prochains articles te décrire les fameuses “5 blessures qui t’empêchent d’être toi-même” : le fameux best-seller écrit par Lise Bourbeau. A l’époque, il m’a tellement aidée pour comprendre des personnes que j’avais dans mon entourage et qui me “torturaient” au boulot !
Puis, en plusieurs lectures, il m’a enfin permis d’être très honnête avec moi-même et de déceler aussi mes blessures à moi, même si ce n’est pas toujours agréable à lire, car les comportements associés ne sont pas toujours très glorieux…
Aujourd’hui, j’arrive à les lire et à m’associer à certains comportements en éclatant de rire, car j’ai pris beaucoup de recul sur moi et que j’arrive à prendre tout cela avec de l’auto-dérision. Et puis surtout, je me rends compte à quel point j’ai avancé et que j’agis de moins en moins en portant des masques. Alors, forcément, c’est plus facile de rire à des comportements passés. Évidemment, en tant qu’être humain totalement imparfait, je réagis encore à des situations en portant un masque, mais tu verras, au fur et à mesure de ce travail sur toi, tu en porteras de moins en moins.
Alors, prête à découvrir tes blessures ?

